Tu retardes ton réveil car le sommeil semble être pour toi un échappatoire, une conne façon de fuir le monde qui t'entoure et putain c'est fou comme ça marche. Tu te lève, a contre coeur puisque cette journée sera semblable aux autres, aussi intéréssante que les courses de chevaux a la télévision. Ironie. Tu cours sur la douche, pour changer tu es en retard, et tu t'en fou. Tu t'étale ta couche de fond de teint, histoire de cacher les marques de ta nuit agitée, perturbée a trop pleurer. Tu souligne tes yeux de noir, pourvut que que rien ne le fasse couler jusqu'a ce soir, qu'aucune déséspérante nouvelle ne vienne perturber encore ta douce et glaciale éxistance. Ironie encore. Tu lisse tes cheveux. Inutile, tu trouve toujours aussi moche. T'entends ton car arriver, t'enfiles tes botines, prends ton sac et cours pour pas le rater. Et merde, il t'as laissé, il est partit sans toi pour changer. Tu retournes chez toi, te fais engueuler un peu car ta mère deteste devoir t'emmener, car sa lui fait perdre un temps précieux, que ton père est plus là alors personne d'autre ne peut l'aider. T'es heureuse, t'as quelques minutes de plus pour te préparer. Tu te bourres de tout ces artifices, histoire de faire croire au monde que ton monde n'est qu'amour et bonheur. Tromperie, la plus part du temps ça marche. Tu montes dans la voiture familiale, t'as pas fait tes devoirs ni fait signer les mots de tes gentils professeurs, ils ne sont pas là pour t'enfoncer mais pour te faire avancer, bien sur ! J'ironise encore. Ta mère te déposes au collège, tu dis aurevoir, jure de ne pas faire de conneries. Une minute plus tard tu grattes une cigarette à ton pote le plus proche, te trouves du feu. Première connerie de la journée, ta mère serait fière si elle te voyais. Tu dis bonjour à tout le monde, la plupart tu les connait pas, tu sais pas pourquoi mais c'est comme ça. Tu va être en retard, alors tu presse le pas, éteint ta clope. Tu rentres dans le collège, dis bonjour aux gens qu'ils restent. Sonnerie de merde, elle ecourte ta conversation super interessante sur le mec que tu kiff en ce moment. Haha quel dommage ! Tu rentres dans ton premier cour. Première croix, à trop faire la conne, à braver l'autoritée. Bien fait. Une heure encore, tu compte plus les avertissements des gentils fonctionnaires qui te font cours avec tant d'energie. Récréation, tu cours aux toillettes, sort de ton sac cette pallette d'artifices, te re-tartine la gueule de cosmétiques puisque c'est ton seul remède. Tu peigne ta frange, elle ne tient jamais en place cette connasse. A peine sortie la sonnerie coupe court à toutes les conversations profondes de tout ces hypocrites de merde qui peuple le bahut. Tu va en cours, tu galère encore. Tu raconte ta vie à ton voisin, c'est a peine s'il t'écoute. T'en a conscience mais putain tu débite encore. T'as rien compris au cours mais peut importe, t'auras une bonne antisèche au contrôle. Midi, la sonnerie te délivre des professeurs et te jette dans l'arène. La vie des adolescents. Les gars sont plus vaniteux que jamais, tous bien branlés ils peuvent pas s'empecher de parler à propos de '' qui a choppé qui a la soirée de machin ". C'est toujours comme ça. Intéressant. Tu va manger, t'as oublié ta putain de carte alors tu passe en fraude. T'as jamais faim, tu te trouves trop grosse. Alors tu contemple tes potes qui mangent, tandis que toi t'as passé ton plateau à celui qui a toujours faim mais qui reste parfaitement musclé. Quelle injustice putain. Et puis tu retournes chercher ton sac. La sonnerie retentit encore, t'en peux plus de ce son qui résonne dans ce batiment de merde, à chaque heure. C'est partit pour deux heures d'enfer. Récréation de merde, elles sont toujours nulles celles de 15h30. Dernère heure a supporter, comme le temps passe vite ! J'ironise, bien-sûr. Tu sors du collège, véritable bonheur t'avait attendu ta cigarette depuis ce matin 8h00. La première latte semble être une vouffée d'oxigène empoisonnée, mais t'aimes ça plus que tout. C'est trop frai, tu te sens libre et à la fois emprisonnée. Tu marches avec tes potes, tu les aimes vraiment mais t'as cette peur constante de les perdre puisque dans ce monde rien ne reste, tout est ephémère. Tu leur dit aurevoir, tire sur les clopes de tout le monde. C'est super on aura tous la grippe A plus vite comme ça. Ensuite tu monte dans ton car, délivrance t'es bientot chez toi. Il y a toujours des gamins réellement puerils dans les transports scolaires c'est comme ça depuis toujours je crois. Ton arret est enfin là. Tu descends, avance jusqu'a chez toi. Tu passe la porte, pose ton sac, ta veste. Tu gardes tes chaussures, et files sur ton ordi. Tu te connectes a facebook et suit la vie de tout le monde. Tu aimes les photos des gens par jalousie, publie des trucs débiles, et ça t'apporte quelque chose. Quel monde de con. Ensuite, tu manges, prends une douche, passe ta vie sur l'ordi. Tu te couches trop tard et la matin pas possible de te lever. Tu recommences la même chose tout les jours.
Sa s'apelle la routine, & sa saoule tout le monde..Sa fait du bien d'ecrire, de videer son sac.
Write-n0w.